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Refonte de site internet : prix, étapes et erreurs à éviter

Photo du rédacteur: LANE Digital
LANE Digital
il y a 6 jours
9 min de lecture
Comment être recommandé par les IA


Une refonte de site internet commence souvent pour les mêmes raisons : le site a vieilli, il ne représente plus vraiment l’entreprise, il est devenu compliqué à gérer ou il ne correspond plus aux services proposés.

 

On décide donc de repartir sur une nouvelle base. Quelques mois plus tard, le nouveau site est en ligne. Il est plus moderne, plus rapide, plus agréable à utiliser. Mais parfois, le trafic baisse fortement.

 

Et ce n’est pas forcément parce que le nouveau site est mauvais.

 

Le problème vient souvent de ce qui s’est passé pendant la migration. Certaines décisions paraissent anodines au moment de la refonte, mais peuvent avoir un impact important sur le référencement. Voici les cinq erreurs que nous rencontrons le plus souvent, et surtout comment les éviter.



Avant de commencer : votre site a-t-il vraiment besoin d’une refonte ?


C’est une question simple, mais elle est souvent oubliée. Une refonte complète demande du temps, du budget et implique forcément quelques risques pour le référencement déjà acquis. Dans certains cas, il est donc plus pertinent d’améliorer le site existant plutôt que de tout refaire.

 

Une refonte peut être justifiée lorsque :

  • votre offre a évolué, mais le site ne la reflète plus ;

  • la technologie utilisée vous limite dans ce que vous souhaitez faire ;

  • les performances techniques restent mauvaises malgré les optimisations ;

  • le site fonctionne mal sur mobile ;

  • vous dépendez systématiquement d’un prestataire pour modifier un texte, une image ou une page.

 

À l’inverse, certains problèmes ne nécessitent pas forcément de repartir de zéro. Si vous trouvez simplement le design un peu daté, si quelques pages sont obsolètes ou si votre site génère peu de demandes, le problème peut se situer ailleurs.

 

Le manque de leads, par exemple, vient souvent du positionnement, du contenu, de l’offre ou de l’acquisition. Refaire entièrement le site ne changera pas grand-chose si ces éléments restent identiques.

 

Chez LANE Digital, nous commençons généralement les projets de refonte par cette réflexion. Il arrive que notre recommandation soit justement de ne pas refaire tout le site, mais plutôt de concentrer le budget sur les contenus, le référencement ou l’acquisition.

 

Un nouveau site qui raconte exactement la même chose au même public ne produira pas forcément de meilleurs résultats.

 

Chez LANE Digital, cet arbitrage fait partie de notre premier échange.



Les 5 erreurs qui peuvent faire perdre votre référencement lors d’une refonte



Erreur n°1 : commencer sans faire l’inventaire des URLs existantes

 

C’est probablement l’erreur la plus importante.

 

Lorsqu’on commence une refonte, on pense naturellement au futur : nouvelle arborescence, nouveau design, nouvelles pages, nouveaux contenus. Mais on oublie parfois de regarder précisément ce qui existe déjà.

 

Pourtant un site existant a accumulé de la valeur avec le temps. Certaines pages apparaissent déjà dans Google, reçoivent du trafic, disposent de liens entrants ou se positionnent sur des recherches importantes pour votre activité.

 

Cette valeur n’est pas liée au design de la page. Elle est notamment liée à son URL et à son historique.

 

Avant de refaire le site, il faut donc établir la liste complète des URLs existantes et identifier, pour chacune d’elles :

  • le trafic généré ;

  • les mots-clés sur lesquels la page se positionne ;

  • les backlinks qu’elle reçoit ;

  • son rôle dans le parcours utilisateur ;

  • ses balises title et métadonnées.

 

Google Search Console et un outil de crawl permettent déjà d’obtenir une très bonne base.

Sans cet inventaire, la migration se fait en grande partie à l’aveugle. Et on ne découvre souvent les pages importantes qui ont disparu qu’une fois que le trafic commence à baisser.



Erreur n°2 : négliger le plan de redirections

 

Lorsqu’une URL change, l’ancienne adresse doit indiquer à Google et aux visiteurs où retrouver la page. C’est ce qu’on appelle une redirection 301.

 

Elle permet de signaler qu’une page a définitivement changé d’adresse et de transmettre une grande partie de la valeur SEO de l’ancienne URL vers la nouvelle. Elle évite également qu’une personne cliquant sur un ancien lien tombe sur une page d’erreur.

 

Si les URLs changent pendant une refonte sans que les redirections soient correctement mises en place, une partie du référencement acquis peut être perdue.

 

Le problème, c’est que cela n’est pas toujours visible immédiatement. Les positions peuvent commencer à baisser progressivement dans les semaines qui suivent la mise en ligne. À ce moment-là, l’équipe est souvent déjà passée à autre chose et le lien avec la refonte n’est plus évident.

 

Le plan de redirections doit donc être préparé avant la mise en ligne, et non une fois que les premières erreurs apparaissent.



Erreur n°3 : perdre les balises title et les métadonnées

 

Les balises title correspondent aux titres qui apparaissent généralement dans les résultats de recherche Google. Les méta-descriptions permettent quant à elles de présenter rapidement le contenu de la page.

 

Lors d’une refonte, ces éléments sont parfois recréés automatiquement par la nouvelle plateforme. On se retrouve alors avec des titres très génériques comme :

  • Services

  • À propos

  • Blog

  • Contact

 

Alors que l’ancien site disposait peut-être de titres plus précis, pensés en fonction des recherches des utilisateurs.

 

Ces données doivent donc faire partie de l’inventaire réalisé avant la migration. Pour les pages importantes, il vaut généralement mieux récupérer les titres existants, les vérifier et les améliorer si nécessaire plutôt que de repartir de zéro.

 

C’est une petite tâche à l’échelle d’une refonte, mais son impact peut être important.



Erreur n°4 : supprimer trop de contenu pour alléger les pages

 

Un nouveau site est souvent plus épuré que l’ancien. C’est généralement une bonne chose : plus d’espace, des contenus mieux hiérarchisés, une lecture plus agréable.

 

Mais simplifier le design ne veut pas dire supprimer la substance.

 

Une page de service qui comportait beaucoup d’informations utiles peut parfois se retrouver réduite à quelques paragraphes pour rentrer dans une nouvelle maquette. Visuellement, le résultat paraît plus propre, mais la page peut perdre une grande partie de sa valeur.

 

Le problème, c’est que Google ne juge pas une page sur son esthétique. Si l’ancien contenu répondait précisément aux questions des utilisateurs et que la nouvelle version ne le fait plus, le positionnement peut en pâtir.

 

Cela concerne particulièrement :

  • les pages de services détaillées ;

  • les guides ;

  • les articles de blog qui génèrent déjà du trafic ;

  • les pages qui répondent à plusieurs questions précises autour d’un même sujet.

 

L’objectif n’est évidemment pas de conserver du texte pour conserver du texte. Il faut simplement vérifier que l’allègement du contenu ne supprime pas au passage des informations importantes pour l’utilisateur et pour le référencement.



Erreur n°5 : considérer la mise en ligne comme la fin du projet

 

La mise en ligne n’est pas vraiment la fin d’une refonte. Les semaines qui suivent sont tout aussi importantes, parce que c’est à ce moment-là que les éventuels problèmes deviennent visibles.

 

Dans le mois qui suit le lancement, nous recommandons au minimum de :

  • soumettre le nouveau sitemap dans Google Search Console ;

  • surveiller les erreurs 404 afin d’identifier d’éventuelles redirections manquantes ;

  • comparer les positions avant et après la refonte sur les recherches les plus stratégiques ;

  • vérifier que les formulaires et le suivi des conversions fonctionnent correctement ;

  • contrôler que les outils d’analyse remontent bien les données ;

  • faire un nouveau point après plusieurs semaines pour avoir suffisamment de recul.

 

Il est également normal de constater certaines variations de position juste après une refonte. Google doit réexplorer les pages, suivre les nouvelles URLs et recalculer leur positionnement.

 

Une baisse temporaire sur quelques recherches ne signifie donc pas forcément que la migration a échoué. Il faut surtout suivre l’évolution dans le temps et intervenir rapidement si certaines pages importantes disparaissent complètement des résultats.



Construire un bon plan de redirections

 

Le plan de redirections est l’un des éléments techniques les plus importants d’une refonte. Et surtout, il doit être préparé avant la mise en ligne.

 

Dans sa forme la plus simple, il s’agit d’un tableau avec deux colonnes : l’ancienne URL et la nouvelle URL.

 

Ce qui fait la différence, ce sont surtout les règles utilisées pour construire ce tableau.



Rediriger chaque page vers son équivalent

 

Il faut éviter de rediriger toutes les anciennes URLs vers la page d’accueil. Une ancienne page dédiée à un service doit idéalement renvoyer vers la nouvelle page correspondant à ce même service.

 


Éviter les chaînes de redirections

 

Si une ancienne URL A redirige vers B, puis que B redirige vers C, mieux vaut faire pointer directement A vers C.

 


Vérifier qu’il n’existe pas de boucle

 

Une page ne doit jamais renvoyer vers une URL qui redirige ensuite vers la page de départ.

 


Prévoir aussi les pages supprimées

 

Lorsqu’une page n’existe plus dans le nouveau site, il faut déterminer s’il existe une page suffisamment proche pour accueillir la redirection.

 

Si aucun contenu équivalent n’existe, il peut parfois être plus logique de laisser la page disparaître proprement plutôt que de créer une redirection qui n’a aucun sens.

 


Garder une copie du plan

 

Conservez le fichier de redirections après la mise en ligne. Il sera très utile si vous devez comprendre quelques mois plus tard ce qui est arrivé à une ancienne page ou corriger une migration.

 

Sur les projets de refonte que nous reprenons, ce tableau fait souvent partie des premières choses que nous préparons. Il aide d’ailleurs à clarifier l’arborescence du futur site, puisqu’il oblige à décider ce qu’il advient de chaque page existante.



Ce qui change lors d’une refonte de site internet en Suisse

 

Les principes SEO sont les mêmes partout, mais certains sujets reviennent particulièrement souvent dans les projets suisses.



Le multilingue

 

C’est l’un des points qui peut le plus influencer la structure d’un site.

 

Un site uniquement en français et un site prévu en français, allemand et anglais ne se construisent pas de la même manière. Le multilingue ne concerne pas seulement la traduction des textes. Il influence aussi l’arborescence, les URLs, les menus et la manière dont les différentes versions des pages sont reliées entre elles.

 

Une mauvaise structure peut par exemple créer plusieurs pages très proches qui se retrouvent en concurrence dans les résultats de recherche.

 

Nous rencontrons régulièrement des sites où les traductions ont été créées comme de nouvelles pages indépendantes, au lieu d’être correctement liées à leur version principale. Résultat : Google comprend moins bien quelle version afficher et la visibilité peut se répartir entre plusieurs pages.

 

La question des langues doit donc être réfléchie dès le début du projet, même si toutes les traductions ne sont pas mises en ligne immédiatement.



L’hébergement et la protection des données

 

On entend encore souvent qu’un site suisse doit obligatoirement être hébergé en Suisse pour respecter la loi sur la protection des données.

 

Ce n’est pas une règle générale.

 

Ce qui compte surtout, c’est la manière dont les données personnelles sont traitées, les garanties mises en place et l’information fournie aux utilisateurs.

 

En revanche, certains secteurs ou certaines entreprises peuvent avoir des exigences plus strictes. Cela peut notamment concerner la santé, les données sensibles ou des contrats avec de grandes organisations.

 

La question de l’hébergement mérite donc d’être posée au début du projet, car elle peut influencer le choix de la plateforme utilisée.



Le nom de domaine

 

Un domaine en .ch utilisé depuis plusieurs années peut lui aussi avoir accumulé de la valeur. Dans la majorité des refontes, il est donc préférable de le conserver.

 

Si le projet prévoit également un changement de nom ou de domaine, la migration devient plus sensible. Le plan de redirections est encore plus important et la stabilisation du référencement peut prendre davantage de temps.



Combien coûte une refonte de site internet en Suisse ?

 

Le prix d’une refonte ne se calcule pas exactement comme celui d’un site créé à partir de zéro.

 

Certains postes de travail sont spécifiques à la migration :

  • l’audit du site existant ;

  • l’inventaire des URLs ;

  • la préparation du plan de redirections ;

  • la migration ou l’adaptation des contenus existants ;

  • les contrôles SEO après la mise en ligne.

 

D’autres éléments peuvent au contraire demander moins de travail si la base actuelle est bonne. Une partie du contenu ou de l’arborescence peut déjà exister et simplement être améliorée.

 

Les principaux facteurs qui font varier le prix sont généralement le nombre de pages, le nombre de langues, l’état du site actuel, les fonctionnalités nécessaires et le niveau de personnalisation souhaité.

 

Pour aller plus loin sur ce sujet, nous avons également consacré un article complet au prix d’un site internet en Suisse et aux différents niveaux de prestation.

 


 

Un exemple que nous connaissons bien : le nôtre

 

Lorsque nous avons audité le site de LANE Digital, nous avons retrouvé plusieurs des problèmes évoqués dans cet article.

 

Certaines URLs contenaient par exemple une année, ce qui rendait leur mise à jour compliquée sans modifier leur adresse. Certains articles existaient également en plusieurs versions séparées au lieu d’être correctement gérés comme des traductions.

 

Sur quelques sujets, nous avions aussi publié plusieurs pages proches au fil des années, au point de répartir leur visibilité entre elles au lieu d’avoir une page clairement dominante.

 

Ce n’était pas le résultat d’une mauvaise décision prise à un moment précis. C’est simplement le genre de situation qui se crée progressivement lorsqu’un site évolue pendant plusieurs années : une nouvelle page ici, un article supplémentaire là, une nouvelle langue ajoutée plus tard.

 

C’est justement l’un des intérêts d’une refonte : prendre le temps de regarder le site dans son ensemble et de remettre de l’ordre dans ce qui s’est accumulé.



En résumé

 

Une refonte réussie ne se mesure pas uniquement à l’apparence du site le jour de sa mise en ligne.

 

Il faut aussi regarder ce qui se passe dans les semaines suivantes : le trafic, les positions Google, les conversions et le comportement des visiteurs.

 

Les cinq erreurs présentées dans cet article ont toutes un point commun : elles concernent ce qui existait avant la refonte.

 

Le risque principal n’est donc pas forcément de construire un mauvais nouveau site. C’est surtout d’oublier la valeur accumulée par l’ancien.

 

En prenant le temps d’auditer l’existant, de préparer les redirections et de surveiller le site après la mise en ligne, une refonte peut au contraire être l’occasion d’améliorer à la fois l’expérience utilisateur et le référencement.

 

Chez LANE Digital, nous accompagnons régulièrement des PME et des entreprises suisses dans leurs projets de refonte, de l’audit du site existant au suivi après lancement.

 

Si vous envisagez de refaire votre site internet et souhaitez savoir ce qu’il faut conserver, améliorer ou repenser, nous serons heureux d’en discuter avec vous.

 


 
 
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